Guess What ?

Tiens, ça faisait longtemps. Cette page blanche, & ces accords au piano. Avant ce rituel de l'écriture, il y a eu le retour à la réalité. La confrontation à certains souvenirs, certains mots, la remémoration d'une époque, d'une période.. Cette époque n'est pas forcément lointaine, elle peut se situer il y a six mois, comme il y'a deux ans, comme il y a dix ans.. Ces derniers mois auront vraiment étés hors du commun, à tout point de vue. Je ne sais pas vraiment si je fais bien de l'écrire, ou encore si quelqu'un comprendra. Pour le moment mes doigts glissent sur le clavier, comme ceux de Ludovico sur Andare, & rien d'autre ne m'importe. Ma gorge se noue, j'ai atrocement mal au ventre, & même si des larmes me piquent les yeux, je me dis qu'après tout, c'est comme ça. La vie est comme ça, & même si l'on veut aller contre, à quoi bon ? Les difficultés sont faites pour être abattues, mais jusqu'à quel point ? Je n'ai pas la prétention d'avoir une résistance à toute épreuve. Pour le moment je pense que la vie m'a assez testée, je ferai bien une pause, maintenant. Toutes ces choses qui ont pris fin, ces sentiments qui se sont éteints, ces souvenirs qui se sont ensuite réanimés, pour qu'enfin la douleur se ravive. Un pan de ma vie s'est effondré, & il serait absurde de croire que cela m'est égal.

 Guess What ?

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 12:47

L'histoire sans Fin_.

 L'histoire sans Fin_.
Je crois y échapper. Naïvement, tranquillement.

Mais tu parles, tout ça reste toujours dans un coin de ma tête & finit par remonter complètement à la surface. D'abord, cette angoisse qui me tord le ventre. Ensuite, ce poids qui m'oppresse la poitrine. Enfin, cette peur qui me fait étouffer. Cette peur de ne jamais avancer, & de toujours rester celle que je suis. Une fille craintive & faible, qui a constamment peur qu'on la laisse tomber. Celle qui se rend compte que son sourire factice convient tellement aux gens. & celle qui peut passer des heures à se faire souffrir volontairement. Volontairement, mais sans lame, sans cicatrices & sans somnifères. La pire des souffrances est intérieure, surement pas physique. En ce qu'elle est cachée de la vue de tous, & en ce qu'elle privilégie une dégradation lente & douce, donc autrement plus cruelle. Je n'ai jamais envisagé une autre souffrance que celle-ci. Celle qui me pousse à me rappeler, à regarder des anciennes photos, à imaginer comme les choses auraient pu être différentes si seulement.. Non, jamais je n'ai envisagé la souffrance physique. Pourtant, dans mon bain, je me suis demandé ce que cela pouvait faire, de rester sous l'eau, & de ne plus remonter à la surface. J'ai écouté attentivement le silence, j'ai fermé les yeux, doucement. J'ai trouvé ça reposant, apaisant. & puis, sans crier gare, mes pensées m'ont assaillie à nouveau. A qui je manquerai ? Pour combien de temps ? Pourquoi Lui ? & pourquoi pas Lui ? Ils s'en foutent, tous, tous.. Mon corps s'est contracté, j'ai basculé hors de l'eau. Je tremblais, mes oreilles sifflaient. Je fixait le carrelage blanc, intensément. Ma poitrine se soulevait au rythme de ma respiration, saccadée. Je me suis mise à pleurer, en silence toujours. Avec cette unique phrase en tête, comme un constat ironique :

Tout cela ne s'arrêtera jamais.

# Posté le lundi 06 juillet 2009 09:13

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 11:31

Descente aux Enfers_.

 Descente aux Enfers_.
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Après tout, si je partais, qu'est-ce que cela changerait ? Tu me retiendrais ? 0u alors, tu m'attendrais ? Regarde-moi, écoute-moi. Ne fais pas attention aux larmes sur mes joues, ne regarde pas mes mains qui tremblent. Répond seulement à cette question. M'as-tu jamais aimée ? Est-ce que j'étais la seule ? Je sais, cela fait plusieurs questions.. Non, ne prend pas ce ton, ne murmure pas.. Tu sais que je suis faible, tu sais que je suis moi. S'il-te plait, sois franc avec moi. Brise-moi en morceaux s'il le faut, mais ne me laisse pas douter à nouveau. Sois froid &. cruel, mais dis le moi en face. Ne joue pas, ne m'évite pas. Si tu ne le fais pas pour moi, alors fais-le pour toi. Pense au bien que ça te fera, d'avouer que ces belles paroles, tu ne les pensais pas. Fais-moi un signe, je n'attend que ça. Cette étincelle dans tes yeux, c'était donc ça ? S'il-te plait, lâche moi.. Je le savais, je le savais, mais pourquoi moi ? Arrête, tais-toi. Tu ne comprends pas ? Ne me touches plus, je vais crier, tu ne pourras plus m'arrêter. Ne pleure pas, tu m'offenses. Ne cherche pas à m'imiter, alors que ces larmes sont simulées.
Je pars désormais, &. je ne me retournerai pas.

# Posté le samedi 16 mai 2009 12:28

Les différences sont celles que l'on choisit_.

 Les différences sont celles que l'on choisit_.

En vérité, je sais pas trop ce que je viens faire ici. Je sais juste que j'ai besoin d'écrire, alors autant le faire ici, au cas où quelques personnes tombent sur ces lignes, par hasard ou pas. Te fais pas d'idée, ça veut pas dire que je vais écrire quelque chose de marquant, de passionnant, ou même simplement quelque chose qui a du style. J'pense que tu l'aurai remarqué au début sinon, &. là si tu faisais un peu attention, tu capterai quelques fautes d'orthographe, des abréviations malvenues &. Des effets plus ou moins ratés. C'est un peu ça l'histoire de ma vie jusqu'ici. Des histoires plus ou moins ratées. C'est un peu le constat de chacun j'imagine. C'est triste. C'est la vie comme dirait l'autre, ou la Hass' comme dirait un autre, que je préfère. Autant prendre tout ça avec le sourire après tout, puisque la vie est un éternel recommencement &. Que la roue finit toujours par tourner, attendons notre tour patiemment.
En vérité, voilà ce qu'on voudrait que je dise, sauf que je ne marche plus. La commisération, la fausse patience, non. Laisser passer ce qui fait mal, encaisser en silence, ne rien dire par amour ou par naïveté, non. Attendre, se dire que ça va changer, s'arranger, non. Je suis presque désolée, mais je vais changer. 0uais je prétend pas avoir déjà changé, même si on m'a dit le contraire. J'estime avoir une raison, ou alors au moins des circonstances atténuantes. Ce ne sont pas forcément celles auxquelles tu pourrais penser alors je pense que tu devrais juste..

Fermer ta gueule.
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 13:24

2 Month_.

 2 Month_.
J'aurai presque envie d'écrire une lettre d'excuses.

J'ai conscience que je me laisse trop facilement envahir par les doutes. Je sais que je n'ai pas confiance en moi, &. Je sais aussi comme ça doit être désagréable pour ceux qui sont autour de moi. Parce que je n'évolue en rien.J'ai réalisé que j'avais laissé certaines personnes de côté ces derniers temps. Je me suis empêtrée dans ma déprime. Une sorte d'inconscience. Inconscience dans le sens où je ne me rendais plus vraiment compte de ce qu'il y avait autour de moi. Comme lorsqu'on est dans la baignoire, qu'on reste sous l'eau brulante jusqu'à ne plus avoir de souffle, &. Que la seule chose dont on ait conscience, c'est le rythme de notre c½ur qui bat. Il n'y avait qu'une seule chose, &. Qu'une seule personne dans ma tête &. Dans mon esprit. C'est bien malheureux. Quand on aime quelqu'un, c'est effrayant comme on ne pense plus aux autres. C'est un fait avéré, l'amour entraîne l'égoïsme. Seulement mon problème depuis quelques semaines, c'est que ce sujet ne devrait plus être d'actualité. En ce sens, je me suis forcée. Je me suis forcée à parler, à sourire, à répondre, à mentir.. &. à sortir la tête de l'eau. Maintenant, je suis là. Pour de vrai je veux dire. Si ce texte ne vous évoque rien, c'est soit que vous ne faites pas partie des gens qui me sont chers, soit que vous êtes aveugles, soit que je suis vraiment bonne comédienne.
D.
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# Posté le mercredi 22 avril 2009 13:11